04.03.2009

Une belle journée.

"L'Etrange histoire de Benjamin Button" cet après-midi. Depuis le temps que je voulais le voir. J'avais peur que cela ne se fasse pas. Un joli conte au final même si je n'ai pas tellement aimé le fait qu'encore une fois, ce soit une vieille dame sur son lit de mort qui raconte une histoire, comme dans bien des films. 1001901.jpg

Ce fut tout de même une bonne journée. Une journée dans laquelle je me suis sentie bien. Je me suis sentie belle. Chose qui ne m'arrive que rarement. Sauf quand je ne mange pas ou peu. Là oui je me sens belle et comme de par magie, mes rondeurs s'envolent.

En ce moment je n'ai pas faim. Je ne mange rien, un bol de soupe et un pot de fromage blanc 0% à la journée et cela me convient très bien car le reste me donne envie de vomir. Je me sens vite remplie et je suis plus sereine de cette maîtrise sur mon corps. Je ne fais plus de crises, l'envie n'est plus là. A quoi bon me dis-je quand l'idée pointe le bout de son nez dans mon esprit. Je me demande ce que cela va m'apporter et la réponse est évidente, tellement évidente que je ne sais pas pourquoi elle ne m'est pas apparue avant. Cela m'aurait évité bien des souffrances de le savoir. Rien. Tout au plus cela m'apportera un dégoût de moi-même. Bien sur, sur le moment je serais comblée. Sentir toutes ces choses interdites sur mon palais, pour enfin les avaler avec délectation. Et par la suite ? De la haine.

En cours cela ne va pas fort non plus. Je me désintéresse de tout. Je m'effraye. Je dois rendre un papier selon lequel je suis inapte depuis deux mois et je ne l'ai toujours pas fait. Pareillement, je ne suis pas dans les dossiers d'inscription et cela fait un mois que je dois aller voir au secrétariat. Le bac m'importe peu. Je ne l'aurai pas de toutes façons. On pourra toujours dire qu'il ne faut pas être défaitiste, je ne le suis pas. Je suis juste lucide sur ma situation. Ca ne me plais pas de devoir appliquer des techniques commerciales pour duper les gens et leur vendre des conneries. Je suis contre ça. De toutes façons, je n'ai pas envie de travailler. Ca me saoule que l'on me dise ce que je dois faire, ça me saoule ces convenances, ça me saoule de savoir que pour un vulgaire oral il faudra que j'enlève mon piercing, est-ce que l'apparence fait quelqu'un ? Est-ce mon apparence qui détermine mes capacités ?

Alors oui, je devrais me plier à ces règles bien sur puisque la société est comme ça et que je ne la changerai pas mais c'est plus fort que moi. Je fais le contraire de ce que l'on doit normalement faire et je ne peux rien faire contre cette déviance. Au final, cela m'importe peu. Comme tout le reste.

04.01.2009

04 janvier 2009

J'ai finalement au l'adresse msn de ce garçon au lycée qui me plaisait tant. Celui dont je ne connaissais pas le prénom et que j'avais surnommé mini Bill (référence à Bill Kaulitz.).

Comme une groupie ridicule j'ai eu un petit rire stupide quand un ami a réussi à me la procurer. Cela a commencé bien avant les vacances, j'avais tenté le sourire et un petit jeu s'était installé entre nous.

Pendant ce temps puisqu'il fallait préparer le terrain avec mini Bill, je flirtais avec Doudou et bien plus encore. Je ne suis plus célibataire depuis mardi.

Avant-hier, il s'est connecté pour la première fois sous le pseudo de Kira. En sous pseudo un "je t'aime". C'était mort pour moi, le simple fait qu'il ai une copine me bloque, c'est peut-être mieux ainsi. Je ne suis pas du genre à mener bataille pour le bifteak d'une autre, loin de là. Quelques brèves paroles "je te laisse, je suis avec ma chérie".

J'ai pensé qu'il m'avait bloqué. Il suffit que la dite chérie soit jalouse (d'autant qu'il a certainement de nombreuses groupies avec un style comme le sien), chose qu'ilma confirmé ensuite pour qu'un garçon fasse la couille molle devant elle.

Puis ce soir, discussion msn avec le mini Bill se connecte. Je constate avec surprise qu'il vient me parler, qu'il lance des sujets de conversations. Ça dure une heure, puis deux.

Encore une heure, puis deux de discussion. Nous sommes plus à l'aise et nous avons décidés de dorénavant nous parler en vrai au lycée, que je n'hésite surtout pas à aller le voir. Jeux vidéos, visual kei, j-rock, anorexie, dépression, et bien d'autres sujets de conversations encore non explorés.

"Avant que tu me fasses ton petit sourire au lycée, je ne t'avais jamais vu sourire"

"On ne peut pas vraiment te louper".

 

 

29.12.2008

Ils s'allument mais s'éteignent aussi vite...

n544331469_1646620_2485.jpgC'est un nouveau feu de paille. Je n'ai plus envie de penser que je ressens des choses exceptionnelles alors que cela s'en va si vite.

J'ai passé l'après-midi avec Doudou après avoir déprimé toute la journée d'hier. Les TCA continuent de me ronger, je ne peux de nouveau plus vomir alors j'attends que ça revienne. Je suis toujours chez ma mère car rien que de penser à rentrer chez mon père et je déprime encore plus. Je passe mes journées allongée dans mon lit, dans le noir, les yeux grands ouverts. J'attends. Inlassablement que le temps s'égrène, que ces interminables heures passent. Jusque quoi ? Aucune idée. J'attend. Ma mélancolie s'écoulant peu à peu de mon âme. Elle est pourtant pleine à ras bord j'ai l'impression.

Il m'a offert Fallout 3 pour Noël. Je ne sors même pas avec. Je trouve ça fou que des gens puissent être si détachés de l'argent au point de m'offrir un cadeau sans que je ne sois rien pour eux. C'est l'un de mes plus beaux cadeaux de Noël. Fête de famille qui ne s'est pas si bien passée que cela. J'avais déjà mal au ventre après l'entrée. J'étais si en colère, moi qui pour une fois n'avait pas dérivé en crise, j'avais malgré tout mal. Je trouvais ça si injuste d'être "punie" alors que je n'avais pas fais de mal. Vers la fin, j'ai englouti des tonnes de choses. Quitte à avoir mal, autant que ce soit pour un maximum de bouffe me suis-je dit. Mais j'étais très mal ensuite, douleur physique puis morale. La rage quand je sentais mes doigts racler ma gorge, l'écorcher, la mettre à vif sans succès aucun que quelques filets de bave.

Le lendemain, je cassais le parfum dont je rêvais depuis quelques mois : MaDame, offert par mon meilleur ami. C'est idiot mais j'en ai pleuré.

Pour finir, mon père, toujours aussi incompréhensible. Il m'a offert une pochette pour mon téléphone. Rose. Ma couleur détestée. Je lui avais demandé de me laisser six euro pour aller en chercher une qui me plaise. Il a refusé et je me retrouve avec quelque chose dont je ne me servirai pas. J'ouvre le deuxième cadeau, un stepper. A mouvement normaux. Je n'ai pas compris car le dernier que j'ai eu fait des mouvements latéraux. Il était d'ailleurs toujours sous garantie. Je demande donc à monpère pourquoi il m'a reprit ce modèle dont je ne voulais plus ?

"- Il n'y en avait pas d'autres chez Decathlon

- Arrête de mentir, j'y ai été avec maman y a deux jours, il y avait les rouges..

- Oui mais ils font des mouvements latéraux.

- Bah justement...

- ...

- En plus, maman a voulu m'en offrir un et j'ai dis non parce que je pensais que tu renverrai celui qui est encore sous garantie.".

Je ne le comprendrai jamais. Si cela le gêne tant que ça de mettre dix euro de plus dans un truc qui me servira à coup sur, qu'il ne prenne rien. Je me fiche de ses cadeaux.