17.07.2009
Attente.
J'aimerais vraiment écrire de manière régulière comme j'ai pu le faire à une époque. Je ne faisais pourtant rien de plus de ma vie que maintenant alors je me demande bien ce que je pouvais raconter pour écrire autant. Je relis parfois cette période et je ne me reconnais pas. J'étais sèche, cassante, peut-être un peu aigrie mais au moins, je me sentais forte. A défaut de l'être, je le sentais au plus profond de moi-même.
Aujourd'hui si je fais un mini-bilan, je ne crois pas avoir beaucoup évoluée. Je ne suis plus d'une maigreur effrayante, j'ai un poids dit normal, je ne pense pas qu'en me voyant les gens me trouvent particulièrement grosse ou particulièrement maigre, pas même fine. Normal. Cette normalité qui me gêne tant.
J'ai moins d'amis, enfin pour parler franchement moins de relations. Parce que ça m'emmerde les autres. Je n'ai plus envie de les connaître, je préfère être un ours et rester tapie au fond de ma caverne derrière mon écran.
J'ai un copain mais c'est une constante, je n'ai presque jamais été seule à partir du moment où j'ai eu un petit ami pour la première fois. Du coup, ça c'est assez secondaire, ce n'est pas quelque chose de réellement remarquable parce que je me dis que jamais je ne serais seule à ce niveau-là, sauf si bien sur je me fais larguer en pleine période comme en ce moment, là il va falloir me recréer un réseau social pour rencontrer des gens dont des garçons BLA BLA.
J'ai toujours mes deux meilleurs amis, respectivement Lui et Elle, Lui que je pensais éloigné pendant un moment mais finalement, nous en revenons toujours aux sources. Nous étions dans le même lycée et pourtant nous ne nous croisions presque pas, cela du à mes nombreuses absences et mon besoin de solitude.
Elle c'est une seule dispute en 4 ans, ce sont des contacts journaliers. Elle fait tellement partie de ma vie que parfois je ne me rends pas compte qu'elle pourrait très bien ne pas être là. J'entends par là qu'elle fait partie de mon quotidien, désolée de la comparaison mais c'est comme ma plaquette de pilule, j'en prends une chaque matin, c'est comme mon repas du soir, mon bol de fromage blanc 0% avec céréales. Elle fait tellement partie de moi que je n'y prête plus attention. Et pourtant, quand parfois on ne peut se parler durant quelques jours, c'est une absence que je ressens immédiatement, comme mon pot de fromage blanc :p
J'ai perdu le respect que j'avais pour l'autre moitié de ma famille. Ma mère et mes frères et soeurs. Qui suis-je pour me permettre de juger, j'ai mes torts également mais j'ai été déçue. Je ne sais pas s'ils le sont de leur côté car peut-être qu'eux ne m'idéalisaient pas mais moi j'ai été profondément touchée par ça et ma mère n'est plus une héroïne. Elle n'est qu'une simple mortelle qui croit se battre pour ce qu'elle veut mais qui au fond se débat dans sa toile d'araignée sans vraiment songer à la solution qui la ferait s'en libérer. On s'attaque à la surface mais pas à la source, le combat est vain.
J'ai mis les choses au clair avec mon père et plus d'une fois. Je lui ai dis ce que je pensais de lui et rien n'a changé. Bien sur, je m'entends mieux avec car je n'y habite plus mais dans le fond, il me fait toujours pitié et je sais qu'il est toujours aussi peu franc, mesquin et surtout aigri. Parfois quand je suis en colère, je repense à certaines choses qu'ils m'ont fait et la rage me prend. Je lui envoie un mail avec tout ce que je ressens à son égard. La réponse est toujours inéluctablement la même, il se pose en victime. Je déteste ça. Nous sommes tous les victimes de quelqu'un et nous sommes également tous les bourreaux de quelqu'un.
J'ai eu mon bac. En soit j'ai réalisé un rêve. Ca semblera stupide mais je crois que je pourrais mourir tranquille maintenant. Je n'ai pas déprécié. Je n'ai passé qu'un bac STG et ça me déçoit peut-être quelque part car j'ai les idées trop grandes mais je l'ai eu ce bac en essayant de me dire qu'en ayant été trois mois en cours cette année et environ la même chose l'année dernière, ce n'est pas si terrible que ça.
Alors j'en suis fière quand même parce que grâce à ça j'envisage autre chose. Sans grande joie curieusement, je me dis juste que ce sera la même merde ailleurs sauf que là, ma merde, je ne la devrais qu'a moi. Je pense donc tenter une fac de lettres, et quand j'y pense je me trouve bien prétentieuse face à ça. Comme si moi après un BEP et un bac STG, je pouvais prétendre à atteindre le niveau de personnes ayant suivies la filière faite pour les lettres.
Si j'échoute, je retournerai à mes modestes ambitions et je ferai un BTS Négociations et Relations Client ou BTS Management des Unités Commerciales qui correspond curieusement à la suite de mon bac mais dont je suis vraiment nulle dans les matières principales (je suis pile à la moyenne sur mes notes de bac sauf en management).
Enfin, j'ai perdu une chose qui m'étais déjà très chère au bout de seulement deux mois et je crois que jamais je ne pourrais m'en remettre. Je n'en parle pas car de toutes façons, en parler une vie entière ne me ferais pas revenir en arrière mais j'ai au moins compris que mes choix, je devais les faire seule parce que les gens ne me connaîtront jamais aussi bien que je me connais moi-même.
17:01 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
La derniere phrase
Ecrit par : chaton | 19.07.2009
Ecrire un commentaire