21.03.2009

Lui.

Lui, Lui et Lui.

J'ai presque honte de l'écrire comme ça. Pourtant c'est prétentieux parce que mon blog n'est pas la chose la plus lue sur cette planète et c'est déjà trop.

Lui et moi ça fait déjà quelques temps que l'on se connaît. Au début c'était un jeu. Pourquoi lui je ne sais pas. Parce que j'aurai pu aller vers d'autres. Vouloir faire d'autres un défi mais c'est lui que je voulais. Parce que déjà j'avais remarqué ses grands yeux bleus. C'était comme ça. Pourquoi chercher plus loin ? Pourquoi vouloir des explications ? Pourtant je n'étais pas célibataire. Il y avait Marc. Et j'étais bien avec Marc, je dois le reconnaître. Mais il y avait aussi Lui. Comme un fantasme lointain. Je me disais que ça aurait pu être bien mais que cela n'arriverait jamais car je ne voulais pas être infidèle. Parce que je voulais respecter un certain code d'honneur dont les règles sont si stupidement stupides qu'elles n'ont de valeur qu'à travers mes yeux.

Ce n'était que des mots. Quelques sous-entendus au travers d'un écran.

Puis j'ai voulu l'occulter. Parce que de toutes façons, il ne répondait pas à mes avances comme je le souhaitais. Durant tout un été, je Lui ai très peu parlé. Il n'y a eu que cette soirée. J'étais un peu gênée. Je me disais que je devais l'ennuyer alors je parlais, parlais et parlais encore. Je brassais du vent pour ne pas que le silence s'installe. C'est niais, j'ai été contente quand il a passé son bras autour de moi pour prendre une photo. Un petit geste tout simple.

Puis j'ai oublié. Parce que je n'étais pas seule.

Les mois ont passés. La rentrée est arrivée. Je crois que c'est là que nous nous sommes vraiment rapprochés Lui et moi. A rester plus souvent ensembles. Il y a eu ce premier cinéma ensembles. J'étais heureuse de le découvrir d'une autre manière. D'apprendre quelque chose de nouveau sur lui, j'ai découvert qu'il aimait beaucoup commenter le film. A la base, je n'aime pas ça. Puis là j'ai ris. Depuis c'est une habitude entre nous. On essaye de se placer en marge des autres pour ne pas les gêner avec nos commentaires qui ne font rire que nous.

Je crois que plus d'une fois, il m'a écouté geindre. Quand tout a commencé à aller mal avec Marc. Je lui ai confié ma tristesse. Je me suis épanchée. Je lui ai dis que j'étais malheureuse qu'il m'ai quitté. Puis il y a eu notre premier baiser, toujours au cinéma devant le film "Mesrines". C'était un accord silencieux. Nous ne nous embrassions que pour nous dire au revoir lorsqu'il me raccompagnait à la gare. Je souriais intérieurement de le sentir si fébrile. Peut-être ai-je rêvé mais j'ai l'impression qu'il est maintenant beaucoup plus calme.

Et je suis partie. Dans le sud. Cela ne devait être que quatre jours puis c'est devenu une semaine. Cela ne devait être qu'une semaine d'éclate entre ce garçon et moi. Quand je suis revenue, j'étais boulversée. Je croyais avoir trouvé l'Amour, le vrai. J'en étais convaincue. Mais tout passe. Surtout ça et surtout avec moi. Encore une fois, j'ai voulu être fidèle et j'ai préféré l'éviter.
Encore une fois, ça n'a pas duré. Le cinéma encore. Ce séjour à Paris avec l'autre garçon qui se passa mal. Quand je suis rentrée, j'étais certaine que j'allais finir par m'abandonner.

Le 29 novembre. Il est venu dormir chez moi. Parce que nous devions sortir en boîte pour mon anniversaire. Lui, Elle, mon ex et moi. Nous avons bus. Il a eu la plus grosse envie de pisser de sa vie. Je me suis faite jetée d'un appart. Je me suis serrée tout contre lui pendant que nous roulions, morts de rire. Arrivés sur le parking de la boîte, Lui et moi ne voulions plus descendre. Fatigués. Nous nous sommes endormis l'un contre l'autre. Réveillés brusquement par mon ex qui voulait que nous lui ouvrions. Mes cris quand je l'entendais vomir, ça me paraissais si drôle.

Notre première nuit ensembles mais pas seuls. Lorsque je me glissais nue à ses côtés, la tête encore embrumée des vapeurs d'alcool. C'était le jour de mon anniversaire. Une grosse engueulade avec mon père. Puis les excuses de ce dernier. Les pleurs de mon ex et ses délires.

Une autre nuit ensembles collés l'un à l'autre dans l'air glacial d'une maison non chauffée depuis des jours. Il faisait froid mais j'étais heureuse. Je sentais sa peau douce sous mes doigts, mon corps contre le sien.

Les vacances de Noël et ma tristesse à l'idée de le quitter pour une semaine. Ne pas le voir pendant sept jours. Ne pas rire avec lui et plonger dans ses yeux. Tandis que je faisais l'amour avec un autre, c'est à Lui que je pensais. Je repoussais un autre pour être avec Lui, le soir de Noël, ses sms qui me réchauffèrent le coeur. Ce nouvel an ensembles, à boire et fumer. Nous ne sommes pas sortis et pourtant j'étais si bien, si contente d'être avec lui. C'est l'un de mes meilleurs réveillons de Nouvel An, c'est un souvenir doux comme du coton dans ma mémoire. Un de ces souvenirs dans lesquels on aime se lover parce qu'on s'y sent en sécurité. Parce que tout est si calme dans cette bulle.

Puis "l'officialisation". Pour moi, la première fois que je suis allée chez lui parce qu'il avait dit à ses parents que sa copine venait à la maison. Et ça, ça m'avait rendue fière. Qu'il me présente comme sa chérie attitrée. On a quand même un peu triché et on compte notre date de mise en couple à partir du premier janvier. Lorsque nos statuts Facebook ont changés, j'étais fière que notre classe puisse lire "en couple avec".

Aujourd'hui je me dis que peut-être je suis tombée amoureuse de lui plus tôt que je ne le pensais. Avec le recul, en analysant mes sentiments à l'époque. Peut-être. Mais qu'importe... Aujourd'hui il est là, avec moi, il est le père de notre peut-être futur enfant et quoi que nous fassions j'essayerai de tenir notre promesse. Et quoique nous fassions le plus important c'est que je tiens à Lui.

Je l'aime tout simplement.

Commentaires

C'est vraiment beau ce que tu écris... c'est un peu comme si c'était ton jardin secret, ton coin de paradis, et j'espère que vous allez pouvoir vous faire un avenir heureux, je te souhaite beaucoup de bonheur tu sais. Et si c'est réciproque au même point que toi, et qu'il veut bien de cet enfant, ça vaudrait la peine de faire une belle famille: la famille que toi tu souhaites avoir, et si parfois tu as un peu de mal, tu l'aurais comme soutien.

Ecrit par : Kyuuketsu | 21.03.2009

Je t'embrasse, j'espère que tu vas bien (j'ai survolé les deux derniers billets).

Ecrit par : Caa Yari | 22.03.2009

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