16.03.2009
Le papillon vole de ses propres ailes.
Je suis perdue. J'ai plein de pensées contradictoires en tête. Je suis si heureuse à chaque fois d'imaginer comme serait la vie avec ce bébé et puis je prends peur. Je me dis que je tiens à ma liberté, qu'un enfant ce n'est pas moi, que je vais devenir une grosse vache pleine de vergetures parce que forcément sur moi, ce sera moche, que le père pourrait me quitter car après tout, je pense qu'il faut faire ses expériences personnelles avant de faire sa vie avec quelqu'un.
Et pourtant quand on me parle de l'avortement, je me hérisse. Ca me fout hors de moi que l'on ose en parler comme si c'était inévitable. Tout à l'heure, mon beau-père m'a dit qu'il prendrait rendez-vous directement à la clinique. Non. Je tiens à voir mon médecin et à en parler avec lui avant. C'est mon gosse merde. Il me disait toujours "si t'es enceinte tu avortes ou je te bourre la gueule". Peut-être que c'était dit en rigolant mais ça m'a toujours exaspérée. Je suis la seule maitresse de mon corps que je sache et de ce que j'ai envie d'y garder ou non. Me pousser dans un sens me fait aller de l'autre.
Je suis tiraillée. Je ne veux pas qu'on me l'enlève. Ca me rend malheureuse de penser à ça. En voyant mon statut Facebook il y a quelques heures, ma mère dit "bah garde-le si tu ne veux pas t'en séparer". C'est si simple vu comme ça. Elle est passée par là mais je suis tellement instable. Si imprévisible. Je me hais d'être comme ça. Comment font toutes ces filles qui savent dèsle début ? Qui savent qu'elles garderont leur enfant envers et contre tout ?
Du coup, j'ai envoyé un mail à mon père pour lui annoncer et avoir son avis. Savoir si je le gardais si en attendant de trouver un appartement, j'irai habiter chez lui jusqu'à mon bac, etc. Ils ont une chambre de libre, sa copine n'aura qu'a dégager ses affaires, nous avons grenier tout propre pour ça, un enfant, mon enfant c'est bien plus important qu'elle. Puis de toutes façons si c'était un refus je partirai. Où je ne sais pas mais cela ne me fait pas peur.
Je n'ai pas peur d'affronter l'inconnu mais donner la vie me fous une trouille monstre.
01:42 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Il va de soi que dans la vie rien n'est jamais simple, et chaque choix implique des conséquences, la vie n'impose pas des choses insurmontables ;) Chacun porte en soi une grande force intérieure, souvent plus grande que ce qu'on s'imagine.
C'est bien normal que ça t'énerve qu'on tente de décider pour toi, ce qui t'arrive est tellement "personnel", tellement "à toi". C'est pour ça que seul ton coeur saura la décision à prendre.
Et puis ne te dis pas que tu serais moche... bon, bien sur, je ne peux pas imposer ma vision comme étant la tienne. Mais tu es si jolie, que si tu prends bonheur à vivre une grossesse, tu seras une maman épanouie et rayonnante. Il te faudra bien sur prendre soin de toi-même, de ta vie, et de celle que tu porteras en toi. Je crois que ton choix le plus important consistera alors à laisser crier la vie plutôt que laisser crier les Tca. Mais ça peut devenir libérateur. Il faut aussi que tu trouves les bonnes personnes pour te soutenir (et si tu veux tu peux m'écrire) parce qu'aussi motivée qu'on soit, les moments de doutes existent forcément aussi, et c'est toujours bien d'avoir quelqu'un qui booste à côté.
Je sais pas si ça peut te servir dans ton cas, mais je trouve bien de le dire tout court parce que c'est une leçon dont je viens de prendre conscience seulement mercredi dernier: il ne faut pas se retourner sur le passé ni sur ce que l'on croit en résulter. Le passé ne sert qu'à apprendre et à avoir de bons souvenirs, mais il faut surtout vivre le présent pour mieux aborder et construire son futur.
Tu pourrais aussi peut-être tenir un journal intime pour prendre du recul, et ne t'auto-censurer sur rien... Les pages blanches sont ton avenir, à toi de les écrire, et ça aide à prendre conscience de ce qu'on choisi pour les lendemains :)
C'est bien que tu n'aies pas trop peur d'affronter l'inconnu... et j'ai un sourire tout tendre pour toi quand tu dis avoir peur de donner la vie. C'est vrai que ça a de quoi faire peur, c'est le plus gros et le plus vieux tour de magie qui existe au monde. Beaucoup de personnes ont du ressentir cette peur. Mais si un jour tu choisis de donner la vie, tu en donneras deux: un pour un petit être, une autre nouvelle pour toi.
Bisous
Ecrit par : Kyuuketsu | 16.03.2009
bonjour ma belle, ca fait longtemps que je ne t'ai pas laissé de com mais je continue à te lire. je ne sais pas trop quoi te dire pour cette nouvelle sinon que toi seule doit prendre ta décision et tu ne dois pas te laisser influencer par les autres. quant à la raison, le coeur a ses raisons que la raison ignore...tu dis qu'un enfant ce n'est pas pour toi mais en même temps, je ne t'ai jamais vu aussi chamboulée et touchée. je pense que tu es loin d'être sans coeur et je suis sure que tu as plein d'amour a donner. j'ai une amie qui a des TCA et qui a eu un enfant,je ne vais pas te mentir en te disant qu'elle n'est pas passé par des moments difficiles en voyant son corps changer mais maintenant son fils c'est toute sa vie...
quoique tu décide je suis de tout coeur avec toi.
bizzz
Ecrit par : dreaminceur | 16.03.2009
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