08.03.2009
Douce monotonie
De nouveau avec lui. Un jour de battement le temps que ma colère retombe. Quand ça passe, je me dis bien souvent que j'ai été ridicule et fort excessive. Quitter quelqu'un pour quelques mots qui finalement n'étaient pas si dramatiques que cela, c'est un peu infantile. Je dois être assez immature malgré mes vingt-deux ans finalement... On me l'a souvent dit. Je n'en ai pas honte la plupart du temps. Avec lui si.
Parfois il me regarde et il me dit "et tu as vingt-deux ans". Il sourit en disant cela mais je me sens ridicule parfois. C'est plus fort que moi, je dois bouger, courir, sauter. Dire des trucs absurdes. Ca m'amuse plutôt souvent oui. L'absurde me fait beaucoup rire.
Demain rentrée. Encore une fois j'ai pris de bonnes résolutions mais je pense que comme d'habitude je ne les tiendrais pas. J'avais déjà dit au début de l'année que je ne sècherais plus autant et pourtant... Les cours m'ennuient. Surtout ceux où je ne comprends strictement rien et où je ne peux m'améliorer comme ça. Je pense à l'allemand et aux mathématiques. N'ayant aucune base, apprendre de nouvelles choses est relativement difficile. Je pense qu'il faudrait que je reprenne tout depuis le début pour arriver à quelque chose mais c'est relativement impossible seule et avoir un professeur particulier, ça coûte cher. Je me donne plein "d'objectifs". Il faut que je m'inscrive dans des écoles avant fin mars mais mon dossier n'est même pas répertorié. Il faut donc que j'aille au secrétariat pour remédier à ce problème.
Mais je me sens idiote. Je ne vais jamais en cours, je ne fais jamais ce que je dois faire et là je vais aller me plaindre au secrétariat que mon dossier est introuvable via les sites d'inscriptions aux écoles. C'est légitime mais je trouve ça bête. Ce rendez-vous avec l'infirmière que j'ai également esquivé. A quoi bon de toutes façons, j'ai beau ne rien manger, je ne maigris pas. Je ne sais pas si ma balance est détraquée mais elle m'indique cinquante-huit kilos. Je me dis que c'est impossible car j'ai des photos de moi à ce poids et je suis nettement plus ronde. Puis en novembre, je pesais quarante-neuf, une différence de dix kilos, cela se verrait quand même non ?
Le point positif c'est que, quand je ne mange presque pas, même si mon poids ne bouge pas, je ne me trouve pas grosse et je ne me torture donc pas avec ça. C'est assez reposant même si le prix à payer est parfois fatiguant : faiblesse, maux de ventre, être sur les nerfs, avoir froid. Je voudrais tant maigrir comme j'ai pu le faire avant. Un kilo par semaine. Je suis une anorexique dans le corps de quelqu'un de normal et ça me tue.
Ca me tue car de ce fait, on ne mre connaît pas le droit d'avoir peur de la nourriture. Je n'ai pas non plus le droit de me sentir faible ou autre. C'est vrai après tout, on ne voit pas mes os alors de quoi est-ce que je viens me plaindre ? C'est idiot ça aussi finalement. Vouloir être reconnue comme malade...
21:10 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Je comprends que ça te fasse souffrir... Même ton corps n'exprime pas ce que tu ressens en toi-même, c'est presque comme une trahison. Quoique les effets secondaires ne sont pas rien non plus...
Prends soin de toi tite Juri.
Et n'arrêtes pas de te donner des objectifs, il faut bien commencer par quelque chose. Choisis les simples au début, comme ça, chaque victoire te servira à avancer de plus en plus. Tu es une fille jolie, et en plus de ça intelligente :) Ca n'empêche pas le droit de bouger, courir et sauter comme tu dis. Il en faut de la légèreté dans la vie pour oublier le reste ;)
Bisous
Ecrit par : Kyuuketsu | 10.03.2009
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