25.08.2008

Soirée Parano et changement d'attitude.

227-albums76-picture2046.jpgLes choses s'arrangent. J'ai passé un très agréable week-end. Pour commencer, la soirée Parano vendredi à la Battelerie de Bruxelles. Dernière grosse soirée Paranoïaque de l'année. D'habitude, elle a lieu en novembre et c'est toujours avec grand plaisir que je m'y rend. Ce que j'aime là-bas c'est que tout le monde est accepté. Je m'y suis rendue trois années de suite. La première fois, j'étais simplement vêtue d'un jean et d'un débardeur plus des talons. Comme pour aller en boîte. L'année dernière j'ai voulu être un peu plus originale et puisque le thème était "Zombis VS Lapinoux" j'en ai profité pour me déguiser en Fran, personnage de Final Fantasy XII. J'avais dit que la prochaine fois, je serais en Prince, seulement je n'avais pas prévue que cette soirée viendrait si tôt alors j'ai fais avec les moyens du bord. J'avais envie de quelque chose se rapprochant d'une gothique lolita car c'est un style que j'affectionne particulièrement. Le thème était "Nordi Horror Picture Show" clin d'oeil au film du (presque) même nom.

J'ai un peu galéré car laps de temps très court mais j'ai finalement pu avoir exactement la tenue que je visualisais dans mon esprit, j'étais plutôt contente. Donc vendredi soir, départ en trombe accompagné de Mickaël qui se dépucelait des soirées Paranos par la même occasion. En même temps que Marc qui avait déjà été à quelques visus mais jamais la grosse soirée comme celle-ci.

Ca leur a plu, je suis plutôt contente car je leur ai toujours décrit ça avec emphase. Malgré ma tenue osée, aucuns regards de travers, des sourires, des rires, des gens complices, des rencontres, dur de replacer les gens du net quand on les voit en vrai mais au final, que du bon. Même si je me suis pelée pendant une heure sur la scène dehors parce que le chéri mixait et que je voulais filmer un maximum pour qu'il puisse tout mettre sur son myspace. Même si j'ai loupé quelques personnes, que du bon. Puis ma petite séance photos avec les pros, j'ai adoré. J'adore cette ambiance, cette éclectisme, je me sens tellement moi là-bas dans cet univers déjanté.

Et enfin avec lui, ça va beaucoup mieux. J'essaie de mettre ma méfiance dans un coin de ma tête même si c'est dur. Trop de fierté. Ce n'est pas de souffrir dont j'ai peur. Je pense que plus jamais je ne souffrirais comme j'ai pu souffrir quand mon premier amour m'a quitté, ça m'a blindé. Mais j'ai un orgueil un peu trop grand je crois alors me savoir baffouée, ça me boufferais littéralement. Vendredi soir (ou samedi matin très tôt) quand nous sommes rentrés, je dois dire que je pensais que ma tenue lui aurait fait de l'effet. Je m'étais trompée. Lavée et dodo. Lui est parti sur son PC, à 7h00 du mat. Je me suis endormie et ses bras autour de moi m'ont réveillée. Comateuse, je n'ai pas très bien compris ses mots mais je crois qu'il se sentait mal. Il se remet souvent en question, se trouve nul, dit qu'il ne fait rien de bien de sa vie. Souvent après les soirées, c'est son ressenti.227-albums76-picture2044.jpg

Samedi 14h00. Je me lève, je repense à la veille et je fonds en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi il ne me touche plus depuis plus d'une semaine. Ce n'est même pas de la frustration, c'est juste que je me sens ridicule. Ridicule et laide. Stupide d'avoir voulu faire la jolie nana sexy alors que je n'ai pas de quoi. Lui dort. Je m'installe sur le PC. Je ne lui en veux même pas. Les autres jours, c'était de la rancoeur, là ce n'est que tristesse. Je me dis qu'après tout, ce n'est pas sa faute si je ne suis pas à son goût, ça arrive parfois.

15h00, je décide d'aller faire un peu de ménage, je ne suis pas chez lui pour me glander sans arrêt non plus. Vaisselle. J'aime bien faire la vaisselle. Il m'appelle, "poulette !!!!", "poulette viens me faire un câlin !". Je pose l'assiette que j'avais dans les mains. Comme un gosse malade. C'est mignon, parfois quand il s'endort le soir et que moi je n'ai pas sommeil, il veut juste que je m'allonge à côté de lui et que je lui tienne la main le temps qu'il s'endorme. Je m'allonge et je le serre fort dans mes bras. Je suis triste mais je ne veux pas le montrer, je me sens ridicule. Alors je l'écoute lui, me dire ce qui ne va pas, qu'il est nul, qu'il ne fait rien de bien de sa vie. Mais c'est plus fort que moi, mes yeux pleurent. Il me demande ce qui ne va pas et comme d'habitude, je fais semblant. "c'est à cause de moi que tu pleures". Et là j'ai pas tellement compris pourquoi mais il m'a dit des choses qu'il ne me dit jamais. Qu'il était nul avec moi, que j'étais bien plus belle que lui, que je devrais être avec un autre mec, bien mieux. Qu'il m'aimait, qu'il avait envie de moi, que j'étais belle. Tout ça sans que je le lui dise. Il avait compris qu'hier soir j'espérais qu'il me désirerait et qu'il me le montrerait mais rien.

227-albums76-picture2050.jpgNous sommes restés une heure au lit, à juste parler et se câliner. Il m'a dit qu'il aimait bien quand je "faisais la maman", que je prenais soin de lui. Je ne dirais pas faire ma maman, je n'aime pas ce terme. Une mère on n'en a qu'une, je prends juste mon rôle de Prince bien plus au sérieux que je ne veux le prétendre même si je commets des fautes qui ne sont pas dignes de l'appellation que j'ose me donner. J'essaye d'être le plus possible là pour les personnes auxquelles je tiens mais je chute souvent. Ca m'a fait plaisir même si les mots n'étaient pas les mieux choisis.

Le samedi soir et le dimanche furent parfaits. Je me suis détendue, j'ai cessé d'être sur la défensive, je me suis laissé aller et ce fut agréable. Nous nous sommes quittés sur un "je t'aime" spontané et j'ai su que 'était sincère.

20.08.2008

Comme quoi tout arrive

C'est la deuxième fois en 21 ans qu'une telle chose se produit : un gosse vient vers moi.

C'est un évènement tellement extraordinaire pour moi que lorsque cela arrive, hé bien j'y pense plusieurs jours d'affilée et cette fois-ci, je le blogue même carrément. Pour comprendre, je pense qu'il faut avant tout que je revienne sur ma personne. Les enfants et moi, ça fait dix. Je ne les aime pas et cela m'a tout l'air d'être réciproque. Oh bien sûr, il m'arrive quelquefois d'avoir des coups de coeur, je trouve tel ou tel gosse mignon ou drôle. En général c'est parce qu'il est futé ou vicieux, les deux choses vont ensembles et que ça m'amuse particulièrement. En dehors de ça, je crois que les enfants ne me touchent absolument pas. Je ne m'extasie pas devant un bébé, je n'ai aucune envie de prendre un moutard dans mes bras, si l'un d'entre eux pleurent, ô grand jamais je ne viendrais voir ce qu'il passe et encore moins souffler sur son bobo (bon j'irais voir s'il hurle à la mort quand même hein) et les métiers comme puéricultrice et tout le tintouin m'ont toujours semblé l'horrer absolu, une torture permanente.

Non les enfants et moi décidémment, ça ne passe pas. J'ajoute que parfois, j'essaye de faire un effort. Parfois, devant un bébé aux grands yeux et à la jolie bouille, je m'attendris. Oui la petite chose est mignonne. Je crois que les grands yeux y sont pour quelque chose. La petite chose est drôle quand elle babille, j'ai envie de toucher la petite chose. Seulement là horreur, la petite chose doit sentir que ce n'est pas naturel chez moi : elle fuit. Et plutôt deux fois qu'une, on recule, puis on va se cacher dans les jupons d'une personne plus accueillante. Là, la réaction est immédiate "je n'aime pas les gosses de toutes façons". Alors je l'avoue, je suis en général blessée. Surtout, je me sens ridicule. Moi qui n'ai aucun gestes maternels, je suis déboussolée devant un simple bébé. Je ne sais pas quoi dire pour les faire rire, comment les approcher, comment leur proposer un gâteau avec une voix que je veux naturelle. Voilà ça me destabilise les petits.

Il y a quelques jours, je me suis rendue chez ma mère. Un petit passage vite fait, une halte pour se désaltérer car nous faisions du vélo Marc et moi. Il se trouve qu'en ce moment, le frère de mon beau-père a ses enfants chez lui. Deux bambins de 6 et 2 ans. Un petit garçon et une petite fille. J'ai toujours trouvé Messad (c'est son prénom) jolie. Je l'ai vue vraiment bébé et elle a toujours ressemblé à une petite poupée à la peau délicatement hâlée, aux grands yeux noirs et aux jolies boucles brunes. Toujours en présence de sa mère ou son père, jamais je n'ai fais un pas vers elle, me contentant d'admirer de loin cette petite créature.

Et justement ce jour-là, ils étaient chez nous. Ce sont les cousins de mes petites soeurs (en réalité mes demi-soeurs mais je ne fais jamais la distinction quand je parle d'elles). Et là, ce joli bébé assis par terre, jouant gaiement avec sa maison de poupée. D'emblée, Marc lui a parlé, comme un adulte parle à un enfant. Moi non, mal à l'aise, je savais bien que j'aurais surjoué de toutes façons. Alors j'ai continué de l'observer et de sourire discrètement en voyant à quel point elle était éveillée pour son âge.

Hier, je suis allée chez ma mère. De nouveau, les deux enfants étaient là dont la petite Messad qui comme chaque enfant m'approchant me regardait de ses grands yeux noirs avec une pointe d'interrogation. "Est-ce que la madame blonde est méchante ?". En théorie oui, j'ai le visage froid et peut-être que cela joue dans mes relations avec les enfants mais il se trouve que cette fois-ci, j'ai d'abord eu envie de rire un peu. Peut-être par dépit, je lui ai lancé un "méchant le chat !" en pointant mon doigt vers elle pensant qu'elle allait sursauter, partir en courant, que sais-je encore, ils sont étranges ces bestiaux.

Hé bien il se trouve que non. Elle a rit et immédiatement s'est mise à babiller, à me parler. Un bébé est venu vers moi bon sang et moi qui suis une vraie Cruella, je me suis trouvée attendrie devant ce petit être me demandant si je pouvais la prendre sur mes genoux. C'est tellement idiot d'être émue par ce genre de choses, je me mettrais des claques si je pouvais et réellement. J'ai honte de dire que je me suis surprise à jouer avec elle, à la câliner, à lui donner à manger, à l'essuyer parce qu'elle aime manger les petits bouts de jambon sur la pizza avec ses doigts. J'ai honte d'éprouver un sentiment que j'ai toujours détesté chez les autres.

Alors c'est ici que je me confie car les gens qui me connaissent seraient surpris de savoir à quel point j'ai été touchée par l'attitude d'une gosse de 2 ans. Un bébé a réussi à me faire me poser des questions sur ce que je ne comprenais pas et que par conséquent je fuyais et n'acceptais pas.

Et si c'était ça les petits bonheurs de la vie ?

13.08.2008

Voyage à Amsterdam (le festival)

De retour chez moi, je peux continuer de narrer mes aventures en pays étranger. Après que mes petits pieds (si si je vous assure qu'ils sont petits, je ne suis pas bien grande il faut dire) eurent trouvés la paix dans mes nouvelles tongs chèrement acquises, la visite de la ville d'Amsterdam et le shopping par la même occasion furent beaucoup plus agréable je dois le reconnaître. Je mentirais en disant que je me souviens exactement de ce que nous avons faits ce jour-ci avant d'aller au festival car mes souvenirs commencent à s'estomper mais je sais que nous avons beaucoup marchés avant de rentrer au Formule 1 !

Passons donc directement au festival. Il se trouve que nous étions plutôt chanceux car celui-ci n'était qu'a quelques kilomètres de notre hôtel. C'est donc en voiture que nous nous sommes rendus là-bas. Il y avait des bus prévès à cet effet avec des gens qui avaient réservés, nous les avons vus en rentrant d'Amsterdam, ils étaient à la gare et là, petite anecdote mais je n'ai vue absolument aucunes bombasses ! Pourquoi est-ce que je dis ça ? Il faut revenir en arrière.

Avant de partir en Hollande, Marc, qui a des idées préconçues sur ce genre de choses me soutenait mordicus que les Hollandaises étaient des canons. Moi, pas de mauvaise foi mais simplement réaliste, je réplique qu'il n'y a aucun pays dans le monde avec un plus fort pourcentage de beauté qu'ailleurs, que tout simplement quand on se rend dans une grande ville il y a forcément plus de jolies personnes que dans une petite car il y a une plus grosse population. Hé bien non, les "Hollandaises étaient des canons, point barre". J'avais donc dit que nous verrions cela une fois sur place. Il va sans dire que le premier jour, pas de canons en vue. Les seules belles filles que nous ayons croisés étaient des asiatiques, pour la Hollandaise type, tu repasseras. Marc a alors sorti une carte de son jeu "oui mais a festival, y aura des bombasses". Soit.... Je vois souvent des vidéos de nanas super bien roulées et super peu vêtues dans les festivals alors je veux bien admettre que peut-être...

J'y reviendrais mais légèrement sarcastique, en observant attentivement les gens faisant la file pour prendre le bus je constate l'absence de bombes de-la-mort-qui-tue et le fait allègrement remarquer à mon cher compagnon qui toujours confiant me dit que je verrais bien là-bas. Grande préparation, il est 15h00, lui va prendre une douche (il en prend minimum trois par jour, pour quelqu'un qui travaille dans l'envirronnement...), je me re-maquille un petit coup, enfile mon pantalon de teuffeuse et pouf nous sautons dans la voiture. Petit instant d'angoisse car ce foutu GPS ne trouve pas le lieu où nous devons nous rendre mais inutile, il y a d'énormes panneaux jaunes indiquant fièrement la route à suivre pour se rendre sur le festival "Welcome to the Future". C'est donc sans mal que nous parvenons là-bas (désolée oui, aucunes péripéties sur le trajet). Garage de voiture dans un coin d'herbe, au bord de l'eau avec un moulin sur la rive d'en face. Pourquoi tant de détails ? Parce qu'a la nuit tombée et avec un coup dans le nez, il faudra se souvenir où nous sommes garés.

Quelques mètres dans les champs et nous voyons au loin, une porte immense qui ressemble à s'y méprendre à celle de Jurassic Park (j'ai des références voyez-vous). Encore quelques mètres et nous devons passer par la fouille et corporelle et du sac. Des vigils très sympas qui me disent quelques mots en français quand je leur dis d'où je viens (ils ont l'air d'adorer l'accent français, c'est d'ailleurs écrit dans le guide du routard que les Hollandais sont francophiles). Le temps est au beau fixe, et il y a un monde dingue. A partir de là, tout ce que je peux dire c'est qu'il y avait cinq scènes, des tas de stands de tout et n'importe quoi (nourriture, casques étranges qu'on mets sur sa tête et qui nous montrent des images et nous font écouter des sons, stands de lunettes, etc.) et vous laisser avec quelques vidéos tournées par le chéri :

 

 

 

 

 

 

 

Et le truc vachement bien, c'est que même si je n'étais qu'avec le chéri et que du coup, je n'ai pas dansé une seule fois (bah je sais pas pourquoi, toute seule avec lui j'ai un peu honte, appelez-moi cucul), je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. En tournant la tête, que vois-je sur une grosse pancarte bien en vue "10 gobelets ramassés, 1 bière offerte". Alors bon je triche, ce n'était pas écrit en français mais en hollandais mais c'était hyper simple à comprendre. A la base, il faut savoir que je n'aime pas la bière mais que ça passe quand même assez bien dans certains cas. En l'occurence quand c'est gratuit. Me voilà donc à scruter le sol (pratique quand on est petite, j'y reviens) à la recherche de goblets en bon état. Parce que bon, je ne savais pas vraiment s'il fallait qu'ils soient écrasés ou prêts à resservir mais tant qu'a faire, autant en prendre des bons, plus difficiles à obtenir donc plus drôle. J'avoue, de gentils monsieurs m'ont aidés. Peut-être leur ai-je fait pitié, ils devaient se dire que je n'avais pas de quoi me payer à boire mais souvent quand je passais, on ajoutait un gobelet à ma pile ou même plusieurs. Au final donc cinquantes gobelets plus tard, j'ai refilé trois bières au chéri et gardé deux pour moi. Ce qui m'a suffit à être pompette (bon j'avais bu un peu d'autres trucs avant).

Le festival se passe. Nous passons de scène en scène préférant celles couvertes lorsque une averse pointe le bout de son nez. Un pétard plus tard (notez la rime) qui soit-dit au passage, ne m'a strictement rien fait non plus, la pluie débarque et pour de bon cette fois. On a beau s'abriter sous les scènes couvertes, le ciel continue de déverser des litres d'eau. A partir de là, il a commencé à faire noir. Nous voulions rester jusqu'au changement du dernier DJ mais nous n'en avons pas eu le courage. C'est gelée que je me suis jetée sur les k-ways que les organisateurs distribuaient généreusement. C'était très moche certes mais à mon grand étonnement ça m'a réchauffée. C'est donc sous une pluie diluvienne que nous avons regagnés la voiture que nous avons trouvés plutôt rapidement à notre grand soulagement. Ceci dit, un peu plus un peu moins, cela n'aurait pas changé grand chose, nous étions déjà totalement trempés. D'ailleurs je suis assez dépitée de ne pas avoir la photo sous la souris, mon copain a oublié de me l'envoyer mais j'y pose en magnifique k-way transparent et air de chien (bah oui les cheveux mouillés ça n'aide pas) mais je promets de la mettre dès qu'elle sera en ma possession, preuve que le ridicule ne me fait pas peur le bougre.

PS : j'allais oublier mais effectivement, j'ai vu un canon de beauté au festival, grande, mince, blonde aux yeux bleus mais sur les milliers de personnes qui s'y trouvaient, je dois avouer que l'argument pesait peu dans la balance de l'opinion du copain. Mais il reste encore deux jours pour trouver de la bonnasse ^_^.

09.08.2008

Voyage à Amsterdam (histoire de chaussures)

C'est donc le samedi que nous devions nous rendre au festival qui commençait respectivement à midi pour ne se finir qu'a minuit. Seulement voilà, pour rester aussi longtemps en plein air dans l'herbe, la fille que je suis ne possédait pas de chaussures dignes de ce nom. Bon our être honnête, j'ai une vieille paire de baskets que je mets pour aller au fitness et step que j'ai payé 20 € il y a environs 3 ans et qui ne sont plus toutes fraîches. Me mettant en pantacourt je voulais une nouvelle paire de baskets qui fassent un peu ballerines, fin qui aille avec mes vêtements quoi. C'est donc jeudi que je me suis mise en quête d'une paire de chaussures, le jour avant de partir du coup. Je pensais avoir trouvé la perle rare en la personne de celles-ci. Effectivement, je les trouvais très jolies mais c'était sans compter sur leur envie de me faire du mal. Sur le coup ça a été mais par la suite... Il se trouve que le vendredi je les avais prises dans mon sac à main, au cas où j'aurais eu mal aux pieds avec mes talons. Chose qui arriva bien vite malgré ma résistance. Je décidais donc de chausser mes merveilles qui au début se montrèrent très confortables. Seulement, après je dirais, peut-être 30 minutes je dégustais. L'arrière des chaussures m'ont tout simplement explosés la peau des pieds. J'étais à vif. Le soir quand nous avons du repartir pour notre Formule 1, moi qui ne suis pas chochotte, je pleurais presque de douleur.

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Il était donc impératif que le samedi matin, nous trouvions une autre paire de chaussures pour le festival. J'avais donc à moitié enfilé mes baskets, juste rentré le devant du pied en fait, ce qui fait que j'étais en permanence sur la pointe des pieds pour marcher en ville. En plus d'être ridicule, c'était inconfortable. Heureusement que le bas de mon pantalon était assez large pour camoufler ma pointe de pieds. C'est donc fort avidement que je me suis jetée sur la première paire de tongs venues. Enfin première non. Parce que des buibuis pour touristes avec d'horribles tongs à 5 € il y en a, je ne serais pas de mauvaise foi mais je hais les tongs. J'espérais trouver une autre petite paire de chaussures un peu plus jolies mais confortable, seulement le derrière de mes pieds se rappelaient à moi chaque fois que je tentais d'enfiler une chaussure fermée de partout. Je sélectionnais donc à contre coeur une paire de tongs qui me paraissait moins horribles que les autres. Seulement, le prix était de 30 €. Alors non, je refuse de payer 30 € une paire de tongs sauf si des diamants sont incrustés dedans. Peut-être n'avait-il pas envie de m'entendre me plaindre deux heures de plus avant de trouver une paire qui me satisfaisait, je ne sais pas mais toujours est-il que Marc s'est proposé de mettre la moitié avec mois. J'ai tout d'abord refusé parce que ce n'était pas une question de cela, l'argent, je l'avais, c'est par principe (j'ai des principes à la con parfois) mais insistant, j'ai fini par dire oui.

Et je dois avouer que mon soulagement fut immense. J'étais enfin à plat et à l'air. Bon cela n'a pas été exempt de défaut car j'ai fini par attraper des ampoules entre les orteils, décidémment mais la douleur était quand même bien plus supportable qu'avec mes chères baskets. C'est finalement en tongs que je me suis rendue au festival le samedi vers 15h00 après avoir mangé dans un endroit qui m'a bien plu, une espèce d'immense cafétéria nommée "La Place".

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Alors le concept est simple, on prend un plateau, on choisit ce qu'on veut, on passe à une caisse et on mange. Là où ça devient plus intéressant c'est que ce sont des produits bios et que c'est vachement bon. Un peu cher certes mais je pense que c'est justifié. C'est là que j'ai goûté une sorte de feuille de salade avec un goût assez spécial. Assez fort et amer mais pas mauvais. Car oui, toujours dans le soucis de prendre quelque chose de peu calorique, j'ai tourné un moment avant de trouver, assez angoissée. Finalement, il n'y avait évidemment pas de trucs aussi lights que chez moi mais j'ai quand même opté pour une salade avec pignons de pain, mozzarella, laitue amère (si quelqu'un trouve le nom) et pesto. Le tout accompagné d'un smoothie que je croyais être à la banane (qui a dit que j'aimais la banane ?) mais qui se révéla finalement au melon, fruit que je n'apprécie pas particulièrement certes mais bon tout de même.

Prochainement, je vous raconterais comment j'ai couru après des gobelets en plastique vides et comment je me suis faite tremper la tronche après un après-midi de folie au festival.

07.08.2008

Voyage à Amsterdam (partie 1)

Rentrée depuis lundi pour être honnête mais arrivée chez moi mardi et pas eu le temps de raconter ce petit séjour. Ou peut-être plutôt pas l'envie mais ça c'est une autre histoire.

Alors autant entrer directement dans le vif du sujet. Je n'avais pas envie de partir. Comme à chaque fois, les personnes qui me connaissent n'en douteront pas. Pas pressée de partir donc mais tout de même curieuse de savoir ce que j'allais trouver là-bas. Parce qu'Amsterdam, les Pays-Bas, j'en ai beaucoup entendue parler par les gens qui vont se fournir là-bas en dope, pour les prostituées en vitrines mais pas grand chose d'autres en réalité.IMGP1592.JPG?imgmax=512

Nous sommes donc partis vendredi vers 11h00, peut-être midi, je ne sais plus. Beaucoup d'heures de route. C'est censé être à 3h00 mais il y a eu pas mal de bouchons sur le chemin, des accidents alors nous avons mis 5h00. J'étais plutôt contente d'arriver et de me dégourdir les jambes même si au premier abord, me retrouver en lieu inconnu m'a angoissé. C'était déjà arrivé lorsque je suis partie au Maroc avec Ben. Je ne sais pas pourquoi, c'est peut-être l'idée de devoir dormir dans un endroit inconnu, autre chose, être considéré comme une touriste et ne pas me sentir à ma place. Vraiment aucunes idées mais j'ai d'abord été mal à l'aise. Cependant nous ne sommes pas restés longtemps, nous avons juste pris le temps de déposer nos affaires dans le Formule 1 et de prendre une douche et nous sommes partis pour Amsterdam. Parce que nous n'étions pas dans la capitale même. Nous étions à l'extérieur, à 7 km en train et il se trouve qu'ils ont là-bas un système plutôt pas mal pour limiter le nombre de voitures en ville. Il était écrit dans le guide du routard qu'il était quasiment impossible de circuler en voiture dans la capitale et encore moins de se garer. C'est vrai qu'il y a énormément de vélos, c'était étrange de devoir faire plus attention à ne pas couper la route à une bicyclette plutôt que d'être vigilant pour ne pas se faire rouler dessus par une voiture, on n'a pas trop l'habitude en France des pistes cyclables alors souvent nous étions en plein dessus sans même le savoir. Enfin pour en revenir au système dont je voulais parler, cela se nomme "Park & Ride" et cela consiste en un parking situé près de la gare. En entrant, on prend un ticket qui nous permet de garer la voiture dans le parking. Si on va voir le gardien du parking, en montrant le ticket obtenu pour entrer on a droit à deux allers-retours jusque Amsterdam. En rentrant le soir, on présente le ticket de parking au gardien et donc, plutôt que de payer 15 €, on ne paye que 6. Ce système a été mis en place pour limiter le nombre de voitures en ville et c'est bien foutu parce qu'en plus, on est mieux rassurés de savoir sa voiture en sécurité dans un parking plutôt que n'importe où, d'autant que souvent, ce sont les voitures avec des plaques étrangères qui sont visées.

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Donc nous sommes arrivés assez tard en ville. Il devait être 18h00 et nous pensions que les magasins seraient fermés. Pas du tout évidemment. Il y avait énormément de monde et ce qui m'a surprise c'est l'architecture des bâtiments. J'ai trouvé ça vraiment très beau, la gare d'Amsterdam est vraiment superbe. Puis tous ces vélos, c'est frappant et c'est reposant je trouve. Bien sûr c'est quand même extrêmement bruyant, c'est une grande ville et il y a des trams en plus des bateaux à moteurs qui se promènent sur les canaux de la ville mais c'est une atmosphère différente.

Nous étions quelques peu fatigués mais nous avons fais quelques rues et parcouru un petit bout de chemin histoire de trouver un endroit où manger. Nous avons optés pour un restaurant chinois-surinam(ais ?). Pour ce qui est de la nourriture, je pense avoir assez bien géré le séjour à vrai dire. Je savais que je ne pourrais pas manger comme chez moi mais j'ai essayé de limiter la casse. J'ai donc choisi durant ces 4 jours des menus assez lights, enfin dans la mesure du possible. C'est donc à cette occasion que j'ai goûté le tofu pour la première fois. Cela faisait longtemps  que je voulais y goûter mais l'occasion ne s'était jamais présentée. J'ai pris un menu végétarien avec seulement des légumes. Le truc c'est que je ne savais pas que tous les plats étaient servis avec une assiette de riz blanc. Et quelles assiettes ! Ils n'ont pas été radins sur la quantité. A la fin nous étions calés. Moi qui avais peur de ressentir la faim durant mon séjour, je crois que cela a été vraiment reposant de ne pas me prendre la tête sur ce que j'allais manger. Nous marchions beaucoup et voyions plein de choses, mon esprit était constament stimulé, occupé, vraiment pas le temps de penser aux calories, au sport, à la graisse, tout ça. J'étais tout simplement bien et je me suis même promenée en chaussures plates sans me trouver énorme, si c'est pas un exploit ça !

Après ce copieux repas nous nous sommes encore promenés, la nuit tombait c'était très joli. Le contraste entre les bâtiments qui semblent dans un style vieillot et les activités de la ville est saisissant. Les lumières sur les ponts enjambant les canaux, les rues pavées. Je suis tombée sous le charme. Puis nous avons décidés de nous rendre dans un certain coffee-shop assez excentré. Marc ne voulait pas aller dans ceux du centre là où se retrouvent tous les touristes, beaucoup trop survolté pour lui j'ai l'impression. Il n'aime pas tellement les endroits bondés comme ça avec des gens qui ne sont là que pour se déchirer la tête. Il faut savoir que je n'ai jamais fumé de ma vie. Bon une fois quand j'avais 8 ans, ma mère m'a fait tirer sur sa clope pour délirer, ça m'a arraché la gorge et sans dire que cette expérience m'empêchera de devenir fumeuse (car de toutes façons, ça ne m'a jamais intéressée), c'était vraiment dégueulasse. On m'avait déjà proposé de tirer sur un joint en soirée mais étant inexpérimentée dans le domaine, j'ai toujours dis non. Pour être honnête ça ne m'intéressais pas vraiment non plus mais je suis partisante du "il faut tout essayer". J'ai donc pensé que là c'était la bonne occasion. Seule avec lui, ça me gênais moins.

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Ca m'a fait marrer de voir la carte avec les différentes sortes de shit (et autres) à acheter. Un peu comme quand on va chez le torréfacteur choisir un café. C'est tellement peu commun ici que ça m'a fait sourire. Après avoir commandé un thé à la banane qui fut délicieux malgré le fait que je ne sucre jamais mon thé (ou café) j'ai donc tiré mes premières taffes qui ne m'a strictement rien fait. Alors il m'avait bien dit que je risquais de tousser car mon corps n'est pas habitué ou quoi mais rien. Je suppose qu'a force d'observer les autres, ça vient tout seul même si on ne l'a personnellement jamais fait. Il m'a même demandé demandé si j'avais déjà fumé lol. Bref, j'ai juste été étonné de voir que ça lui faisait quelque chose à lui et pas à moi, étant une fille et ne fumant jamais, je pensais que c'était comme l'alcool, parce que bon l'alcool par contre, deux verres et je suis déjà dans les vappes lol.

C'est donc après ça que nous sommes repartis vers notre Formule 1. On a bien un peu galéré pour savoir quel train il fallait prendre, et surtout quel quai mais cela s'est très bien passé et nous ne nous sommes pas trompés une seule fois de train durant ces 4 jours. Un peu grognonne quand même à cause de mes fameuses baskets achetées le jeudi exprès pour me rendre au festival samedi après-midi car je n'ai que des chaussures à talons mais ça, je le raconterais demain car ça mérite bien une note pour autant de souffrance !!!!

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