09.08.2008
Voyage à Amsterdam (histoire de chaussures)
C'est donc le samedi que nous devions nous rendre au festival qui commençait respectivement à midi pour ne se finir qu'a minuit. Seulement voilà, pour rester aussi longtemps en plein air dans l'herbe, la fille que je suis ne possédait pas de chaussures dignes de ce nom. Bon our être honnête, j'ai une vieille paire de baskets que je mets pour aller au fitness et step que j'ai payé 20 € il y a environs 3 ans et qui ne sont plus toutes fraîches. Me mettant en pantacourt je voulais une nouvelle paire de baskets qui fassent un peu ballerines, fin qui aille avec mes vêtements quoi. C'est donc jeudi que je me suis mise en quête d'une paire de chaussures, le jour avant de partir du coup. Je pensais avoir trouvé la perle rare en la personne de celles-ci. Effectivement, je les trouvais très jolies mais c'était sans compter sur leur envie de me faire du mal. Sur le coup ça a été mais par la suite... Il se trouve que le vendredi je les avais prises dans mon sac à main, au cas où j'aurais eu mal aux pieds avec mes talons. Chose qui arriva bien vite malgré ma résistance. Je décidais donc de chausser mes merveilles qui au début se montrèrent très confortables. Seulement, après je dirais, peut-être 30 minutes je dégustais. L'arrière des chaussures m'ont tout simplement explosés la peau des pieds. J'étais à vif. Le soir quand nous avons du repartir pour notre Formule 1, moi qui ne suis pas chochotte, je pleurais presque de douleur.
Il était donc impératif que le samedi matin, nous trouvions une autre paire de chaussures pour le festival. J'avais donc à moitié enfilé mes baskets, juste rentré le devant du pied en fait, ce qui fait que j'étais en permanence sur la pointe des pieds pour marcher en ville. En plus d'être ridicule, c'était inconfortable. Heureusement que le bas de mon pantalon était assez large pour camoufler ma pointe de pieds. C'est donc fort avidement que je me suis jetée sur la première paire de tongs venues. Enfin première non. Parce que des buibuis pour touristes avec d'horribles tongs à 5 € il y en a, je ne serais pas de mauvaise foi mais je hais les tongs. J'espérais trouver une autre petite paire de chaussures un peu plus jolies mais confortable, seulement le derrière de mes pieds se rappelaient à moi chaque fois que je tentais d'enfiler une chaussure fermée de partout. Je sélectionnais donc à contre coeur une paire de tongs qui me paraissait moins horribles que les autres. Seulement, le prix était de 30 €. Alors non, je refuse de payer 30 € une paire de tongs sauf si des diamants sont incrustés dedans. Peut-être n'avait-il pas envie de m'entendre me plaindre deux heures de plus avant de trouver une paire qui me satisfaisait, je ne sais pas mais toujours est-il que Marc s'est proposé de mettre la moitié avec mois. J'ai tout d'abord refusé parce que ce n'était pas une question de cela, l'argent, je l'avais, c'est par principe (j'ai des principes à la con parfois) mais insistant, j'ai fini par dire oui.
Et je dois avouer que mon soulagement fut immense. J'étais enfin à plat et à l'air. Bon cela n'a pas été exempt de défaut car j'ai fini par attraper des ampoules entre les orteils, décidémment mais la douleur était quand même bien plus supportable qu'avec mes chères baskets. C'est finalement en tongs que je me suis rendue au festival le samedi vers 15h00 après avoir mangé dans un endroit qui m'a bien plu, une espèce d'immense cafétéria nommée "La Place".
Alors le concept est simple, on prend un plateau, on choisit ce qu'on veut, on passe à une caisse et on mange. Là où ça devient plus intéressant c'est que ce sont des produits bios et que c'est vachement bon. Un peu cher certes mais je pense que c'est justifié. C'est là que j'ai goûté une sorte de feuille de salade avec un goût assez spécial. Assez fort et amer mais pas mauvais. Car oui, toujours dans le soucis de prendre quelque chose de peu calorique, j'ai tourné un moment avant de trouver, assez angoissée. Finalement, il n'y avait évidemment pas de trucs aussi lights que chez moi mais j'ai quand même opté pour une salade avec pignons de pain, mozzarella, laitue amère (si quelqu'un trouve le nom) et pesto. Le tout accompagné d'un smoothie que je croyais être à la banane (qui a dit que j'aimais la banane ?) mais qui se révéla finalement au melon, fruit que je n'apprécie pas particulièrement certes mais bon tout de même.
Prochainement, je vous raconterais comment j'ai couru après des gobelets en plastique vides et comment je me suis faite tremper la tronche après un après-midi de folie au festival.
15:37 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
C'est vrai que c'est toujours merdique des problèmes de chaussures en voyage. Elles doivent absolument se faire à tes pieds AVANT. Tu vois ce qui arrive. Une règle d'or : toujours avoir des sparadraps dans son sac. Bien qu'Amsterdam ce n'est pas la jungle birmane !! Ils sont toujours utiles ! Enfin, je lis que tu t'en est sortie. tant mieux. Il vaut mieux ça qu'une bonne vieille tourista. J'en ai eu une à Londres (faut le faire). Sacrés pays où on dépend des Mac Do pour ces petits tracas.
Ecrit par : jacques | 09.08.2008
Hé oui je le savais bien en plus mais j'ai fais ma tête de mule, je me suis dis que ça irait -_-. J'avais des pansements mais une fois le mal ils ne me servaient plus à rien. En revanche chapeau pour la tourista à Londres je pensais que cela ne s'attrapait que dans les pays genre Maroc, Tunisie, tout ça (j'avais été extrêmement prévenue sur ce risque quand je suis partie au Maroc).
Ecrit par : Prince Juri | 09.08.2008
J'ai fait mieux en Egypte : pendant 15 jours, prudence extrème avec les légumes et respect de tout ce qu'on préconise pour éviter les problèmes. Dans l'avion du retour : viande ou poisson : tous les passagers qui ont mangé de la viande ont été malade. Dans un 737 il n'y a que 2 blocs sanitaires. Toutes les 20 minutes, crampes puis une envie très très urgente mais horreur il faut faire la file avec des gens devant vous qui grimacent puis ... un seul bloc qui reste, l'autre est bouché et bien sûr c'est après l'arrivée et au moins pendant 2 jours que l'imodium fera son effet. L'horreur absolue quand on est confiné dans un avion. Mais cela nous éloigne d'Amsterdam avec ses marins qui font un tas de choses comme chante Brel !
Ecrit par : jacques | 09.08.2008
Hey hey :) J'aime beaucoup lire tes aventures! Tes photos sont très jolies, et c'est toujours aussi bien raconté... Tu as eu du courage pour endurer tout ça avec les pieds... chapeau! J'ai hâte de lire le prochain article ^^
Ecrit par : Kyuu | 10.08.2008
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